Penser à partir de nos pratiques

L’envie de susciter ou de renforcer le dialogue ne peut reposer sur une seule manière d’aborder la question. Il n’existe pas de « bonne approche » du dialogue ou encore de « bonnes pratiques » qu’il suffirait d’apprendre ou d’enseigner. Il s’agit plutôt de travailler sur nos capacités d’écoute et d’ouverture, sur nos capacités à entendre véritablement ce que dit autrui, mais aussi ce qu’il ou elle ne dit pas. Il s’agit d’avoir envie de comprendre la manière dont cet autre pense, ce qui est important pour lui ou pour elle, et la manière dont cela résonne ou non avec nos propres manières de penser le monde.

S’engager dans le dialogue, c’est sauter dans l’inconnu et accepter d’affronter ce que l’on ne maîtrise pas.

Alors, plutôt que de promouvoir des méthodologies spécifiques, le collectif DialogueS veut partager et penser ses propres expériences de dialogue avec la société. Y réfléchir ensemble pour en chercher les enseignements, en déloger les impensés et aller toujours plus loin dans l’échange et l’intercompréhension mutuelle. En pratique, le collectif s’organise autour du partage d’expériences, en travaillant sur les expériences « heureuses et joyeuses » tout autant que sur celles qui ont été plus difficiles, décevantes ou déconcertantes. Nous ne souhaitons pas rester à la surface des choses ou présenter une version lissée de ces expériences. Au contraire, DialogueS cherche à approfondir la réflexion, à aller dans l’arrière cuisine de nos propres pratiques, à explorer les angles morts de nos approches et à essayer de comprendre pourquoi on n’arrive pas toujours aussi loin qu’on l’aurait souhaité. Cela permet parfois de prendre conscience qu’on est allés loin… mais dans un sens que l’on n’avait pas forcément envisagé.

Pour favoriser ce travail de partage et de réflexivité, nous avons choisi de mettre en relation deux mondes de l’eau : le monde des eaux douces et le monde des océans. Deux communautés qui communiquent assez peu entre elles. Deux mondes bien séparés qui, par leurs peu de familiarités mutuelles sont susceptibles de s’inscrire dans un rapport d’étonnement. L’étonnement, c’est la première étape du décentrement. Et le décentrement est la clé de la réflexivité… et… nous faisons l’hypothèse que c’est là que l’on commence à apprendre véritablement de nos propres pratiques. Voilà, c’est le crédo du collectif DialogueS !

Pour ancrer nos réflexions, nous proposons de partir :

  • de situations de terrain
  • de pratiques spécifiques, organisées en pétales thématiques [renvoyer à la page expirations]